PATRIMOINE & STRATEGIE
MARS 2026
Structuration du Patrimoine – Investissement – Transmission


Dans un environnement économique et financier en constante évolution, notre cabinet accompagne les dirigeants et chefs d’entreprise dans l’organisation de leur patrimoine professionnel et privé, la structuration de leurs entreprises, l’accompagnement de leur croissance et la préparation de leur transmission, avec une approche sur mesure alliant rigueur, vision de long terme et proximité.
“Chaque patrimoine est unique.
Notre rôle est d’en relever le potentiel aujourd’hui et pour les générations futures »
A LA UNE DE VOTRE PATRIMOINE
Décryptage & Stratégie
SOMMAIRE
- Eclairage Patrimonial : La fin programmée de millions de PEL
- Regard sur les marchés : L’actualité du mois
- Dossier Stratégique : SCPI européennes ou françaises
ECLAIRAGE PATRIMONIAL
La fin programmée de millions de PEL
1/ Une échéance réglementaire… et une décision patrimoniale à anticiper
À partir du 1er mars 2026, des millions de Plans d’Épargne Logement vont atteindre leur durée maximale réglementaire de 15 ans et être automatiquement clôturés par les banques. Selon les estimations, près de 3,2 millions de PEL devraient être concernés par des clôtures automatiques entre 2026 et 2030, représentant un encours d’épargne significatif.
Pour les épargnants concernés, cette échéance ne constitue pas seulement une formalité administrative : elle soulève surtout une question essentielle de gestion patrimoniale : que faire de cette épargne une fois le plan arrivé à maturité ?
2/ Une réforme de 2010 qui produit ses effets en 2026
La situation trouve son origine dans la loi de finances rectificative du 29 décembre 2010, qui a profondément modifié le fonctionnement du Plan d’Épargne Logement.
Depuis cette réforme, les PEL ouverts à compter du 1er mars 2011 sont limités à une durée maximale de 15 ans. Une fois cette échéance atteinte, les établissements bancaires sont tenus de clôturer automatiquement le plan, sans possibilité de prolongation.
Cette règle, longtemps restée théorique, devient désormais concrète : les premiers PEL concernés arrivent à échéance à partir du 1er mars 2026.
Un plan ouvert en mars 2011 sera ainsi automatiquement clôturé en mars 2026, et cette vague de clôtures devrait se poursuivre progressivement au cours des années suivantes.
À l’inverse, les PEL ouverts avant le 1er mars 2011 ne sont pas soumis à cette limitation et peuvent continuer à être conservés sans durée maximale.
Structuration du Patrimoine Privé et Professionnel
Transmission & Cession d'entrepriseIngénierie Patrimoniale
Structuration d’Entreprises
Rémunération du Dirigeant
Audit Assurantiel
Bilan Retraite
3/ Que devient l’épargne détenue sur le PEL ?
La fermeture automatique du plan ne signifie évidemment pas la perte de l’épargne accumulée.
Au moment de la clôture :
- Le capital versé est intégralement restitué,
- Les intérêts acquis restent définitivement acquis.
Dans la majorité des cas, les fonds sont ensuite transférés automatiquement vers un livret d’épargne bancaire classique.
Ce point est important : contrairement au PEL, dont le taux était garanti à l’ouverture, le taux de rémunération de ce livret est librement fixé par la banque. Il est généralement inférieur au taux réglementé dont bénéficiait le plan.
Ainsi, même sans intervention de l’épargnant, l’épargne est bien conservée — mais elle se retrouve souvent placée sur un support moins rémunérateur.
4/ La disparition des droits à prêt immobilier
Le PEL n’était pas uniquement un produit d’épargne. Il permettait également d’accumuler des droits à prêt épargne logement, pouvant donner accès à un crédit immobilier à taux avantageux.
À la clôture du plan, ces droits disparaissent définitivement, même s’ils n’ont jamais été utilisés.
Notre analyse — Lionos Patrimoine
Dans la pratique, nous constatons que de nombreux placements réglementés sont conservés pendant de longues années par habitude, sans être réellement intégrés dans une stratégie patrimoniale globale.
Or l’arrivée à échéance d’un PEL constitue souvent un moment opportun pour réexaminer l’allocation de son épargne.
Cette réflexion peut permettre de travailler plusieurs dimensions :
- L’équilibre entre liquidité et performance,
- La fiscalité globale du foyer,
- La diversification des placements,
- Ou encore la cohérence entre patrimoine financier et projets immobiliers.
Autrement dit, la fermeture d’un PEL ne marque pas seulement la fin d’un produit d’épargne.
Elle peut devenir une véritable opportunité de réorganisation patrimoniale.
Notre conviction est simple : un placement arrivé à maturité doit être réintégré dans une stratégie patrimoniale globale, et non simplement transféré par défaut vers un support moins performant.
REGARDS SUR LES MARCHES
En février 2026, les marchés financiers ont évolué dans un environnement contrasté, marqué par des interrogations croissantes sur le rythme réel d’assouplissement monétaire et par une actualité institutionnelle significative aux États-Unis.
La nomination annoncée de Kevin Warsh comme futur président de la Réserve fédérale, en remplacement de Jerome Powell, a constitué un élément structurant du mois. Son profil, perçu comme attentif à la stabilité financière et à la crédibilité monétaire, a alimenté les débats sur l’orientation future de la politique monétaire américaine. Cette annonce a entretenu une volatilité mesurée, notamment sur les marchés obligataires, les investisseurs ajustant leurs anticipations de taux à moyen terme.
Dans le même temps, le secteur technologique a connu un épisode de correction, sur fond de spectre d’un « SaaSmagédon ». Au-delà des seules considérations de valorisation, l’accélération de l’intelligence artificielle agit comme un facteur de disruption structurelle. L’IA générative redistribue les avantages compétitifs, comprime potentiellement certaines marges et impose une relecture stratégique des modèles SaaS traditionnels.
Les marchés des matières premières ont également connu une phase de repli marquée. L’or et l’argent, qui avaient bénéficié ces derniers trimestres d’un environnement géopolitique tendu et d’anticipations de détente monétaire, ont enregistré une correction significative. La stabilisation des rendements obligataires et le rebond relatif du dollar ont réduit l’attrait immédiat des actifs refuges, illustrant la sensibilité de ces métaux aux mouvements de taux réels.
Dans le prolongement de cette dynamique de normalisation, le bitcoin a poursuivi sa baisse entamée en début d’année. L’actif numérique reste fortement corrélé aux conditions de liquidité globale et aux anticipations de politique monétaire. Le contexte de taux durablement positifs et de sélectivité accrue sur les actifs risqués pèse sur les flux vers les cryptomonnaies, rappelant leur caractère volatil et dépendant du cycle financier.
Les banques centrales ont parallèlement maintenu un discours prudent, rappelant que la normalisation des taux resterait progressive et conditionnée aux données économiques. Le scénario d’atterrissage maîtrisé demeure la référence, mais il repose sur un équilibre délicat entre inflation, croissance et crédibilité monétaire.
Sur le segment obligataire, les rendements se sont globalement stabilisés à des niveaux attractifs, confortant l’intérêt des stratégies de portage sur des maturités intermédiaires et sur le crédit bien noté. L’environnement de taux durablement supérieurs à ceux de la décennie précédente continue d’offrir des opportunités de génération de revenus dans les allocations.
Dans ce contexte, la dispersion des performances s’accentue entre classes d’actifs. Entre repositionnement monétaire, disruption technologique et ajustement des actifs dits refuges, la gestion en 2026 repose davantage sur la qualité des arbitrages que sur une simple exposition directionnelle. Une allocation équilibrée, combinant actions sélectionnées, obligations de portage et maintien de liquidités tactiques, demeure adaptée à cet environnement plus exigeant.
Au 28 février 2026
- CAC 40: +5.2%
- S&P500: +0.5%
- Eur/Usd: 1.18 (-0.9%)
- OR: +14%

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Bilan Retraite
DOSSIER STRATEGIQUE
SCPI européennes ou françaises : le choix qui change vraiment votre rendement net ?
L’investissement en SCPI s’est imposé ces dernières années comme un pilier de nombreuses stratégies patrimoniales. Génération de revenus complémentaires, diversification immobilière, préparation de la retraite : les usages sont multiples.
Mais une question revient systématiquement lors des échanges avec nos clients : faut-il privilégier les SCPI françaises ou les SCPI européennes ?
La réponse est rarement binaire. Elle dépend avant tout de la fiscalité de l’investisseur et de ses objectifs patrimoniaux.
Les SCPI françaises s’inscrivent dans un cadre fiscal bien connu :
Les loyers perçus sont assimilés à des revenus fonciers et viennent s’ajouter aux revenus imposables du foyer. Ils sont donc soumis à la tranche marginale d’imposition, à laquelle s’ajoutent les prélèvements sociaux.
Cette mécanique est simple à comprendre, mais elle peut devenir pénalisante pour les contribuables déjà fortement fiscalisés. L’impact sur le rendement net est alors direct.
Les SCPI européennes reposent sur une logique fiscale différente :
- Les revenus immobiliers sont imposés dans le pays où se situent les actifs, puis traités en France selon les conventions fiscales internationales.Deux mécanismes existent : le crédit d’impôt ou le taux effectif. Dans la plupart des situations, ces dispositifs permettent d’éviter la double imposition et surtout d’échapper aux prélèvements sociaux français. L’effet sur le rendement net est significatif.
Pour autant, il serait réducteur d’opposer ces deux univers.
Les SCPI françaises conservent tout leur intérêt dans certaines stratégies, notamment lorsqu’elles sont financées à crédit ou intégrées dans des montages de déficit foncier. Elles restent également pertinentes en assurance vie ou dans une logique de transmission.
Les SCPI européennes, de leur côté, constituent souvent un levier d’optimisation puissant pour les investisseurs déjà fiscalisés, à la recherche de rendement net et de diversification géographique.
La question se complexifie encore lorsque l’on envisage une détention via assurance vie.
Si ce cadre permet de bénéficier d’une fiscalité différée et d’une capitalisation des revenus, il peut aussi neutraliser une partie des avantages liés aux conventions fiscales internationales. Tous les contrats ne restituent pas ces mécanismes, ce qui peut conduire à une double imposition économique.
Il existe toutefois aujourd’hui certains contrats d’assurance vie qui ont été structurés pour préserver le traitement fiscal des SCPI européennes et restituer à l’investisseur une partie de cet avantage, ce qui peut modifier sensiblement l’équation du rendement net.
LES LEVIERS D’OPTIMISATION
Plusieurs paramètres peuvent permettre d’améliorer significativement le rendement net d’un investissement en SCPI :
- La fiscalité de l’investisseur, qui influence fortement l’intérêt relatif entre SCPI françaises et européennes.
- Le mode de détention, notamment via assurance vie, qui permet une fiscalité différée et une capitalisation des revenus.
- La diversification géographique, les SCPI européennes bénéficiant souvent d’une fiscalité plus favorable grâce aux conventions fiscales internationales.
- L’intégration dans une stratégie patrimoniale globale, combinant immobilier, placements financiers et objectifs de transmission.
Dans certains cas, une combinaison équilibrée entre SCPI françaises et européennes permet ainsi d’optimiser à la fois rendement, fiscalité et diversification.
LES POINTS DE VIGILANCE
Comme tout investissement immobilier indirect, les SCPI nécessitent également une analyse attentive de plusieurs éléments :
- La fiscalité réelle du placement, qui dépend du profil fiscal de l’investisseur et peut fortement modifier le rendement net.
- Le cadre de détention, certains contrats d’assurance vie ne restituant pas les avantages fiscaux liés aux conventions internationales.
- L’horizon d’investissement, les SCPI étant des placements de long terme.
- La cohérence avec la stratégie patrimoniale globale, notamment en matière de revenus futurs et de transmission.
Dans une approche patrimoniale globale, l’arbitrage ne doit donc jamais être binaire. L’enjeu consiste plutôt à déterminer la combinaison pertinente entre SCPI françaises et européennes, en fonction du niveau d’imposition, de l’horizon d’investissement, du besoin de revenus et des objectifs de transmission.


