PATRIMOINE & STRATEGIE

AVRIL 2026

Structuration du Patrimoine – Investissement – Transmission

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CGP Bruno et Stéphanie Nimes

Dans un environnement économique et financier en constante évolution, notre cabinet accompagne les dirigeants et chefs d’entreprise dans l’organisation de leur patrimoine professionnel et privé, la structuration de leurs entreprises, l’accompagnement de leur croissance et la préparation de leur transmission, avec une approche sur mesure alliant rigueur, vision de long terme et proximité.

“Chaque patrimoine est unique.
Notre rôle est d’en relever le potentiel aujourd’hui et pour les générations futures »

Conseiller en Gestion de Patrimoine Bruno Portelli Nimes Gard Paris Montpellier 300x450Bruno Portelli, Ingénieur Patrimonial

A LA UNE DE VOTRE PATRIMOINE

Décryptage & Stratégie

SOMMAIRE

SPECIAL HOLDING

  1. Spéciale Holding
  2. Regard sur les marchés : L’actualité du mois

SPECIAL HOLDING

Holding passive, active ou animatrice : quel montage choisir pour votre entreprise en 2026 ?

La structuration de votre holding n’est pas un simple sujet technique. Elle constitue un levier stratégique qui impacte directement votre situation future et vos marges de manœuvre immédiates.

Elle influence directement :

  • votre impôt sur la fortune immobilière (IFI),
  • vos droits de donation et de succession (notamment via le Pacte Dutreil),
  • la fiscalité de votre future cession (départ à la retraite, vente, transmission),
  • et désormais votre exposition à certaines mesures issues de la loi de finances 2026, notamment sur les holdings patrimoniales détenant des actifs non opérationnels.

D’abord, la holding impacte directement votre quotidien de dirigeant. Elle encadre l’utilisation de la trésorerie du groupe.

Ensuite, elle organise les flux financiers entre les sociétés. Elle fixe aussi votre niveau d’intervention dans les filiales. Par ailleurs, une même structure juridique cache plusieurs réalités. Trois modèles coexistent : passive, active ou animatrice. Ainsi, cette distinction dépasse la technique juridique. Elle reflète la réalité économique de votre organisation.
En conséquence, ce choix structure vos marges de manœuvre immédiates. Il détermine vos actions possibles aujourd’hui.

Enfin, il conditionne aussi vos leviers d’optimisation future.

Structuration du Patrimoine Privé et Professionnel

Transmission & Cession d'entreprise

Ingénierie Patrimoniale

Structuration d’Entreprises
Rémunération du Dirigeant
Audit Assurantiel
Bilan Retraite

I/ Comprendre les trois types de holding

Une holding est, par définition, une société qui détient des participations dans d’autres entreprises. Mais cette définition est insuffisante : tout dépend du rôle qu’elle joue réellement dans l’organisation du groupe.

  1. La holding passive : une logique patrimoniale … sous contraintes

La holding passive est avant tout une société de détention. Elle détient des titres, perçoit des dividendes (parfois des loyers si elle porte de l’immobilier) mais n’intervient pas dans la gestion des filiales. Elle ne facture pas de prestations, ne dispose pas de moyens humains significatifs et ne participe pas aux décisions stratégiques. Son rôle consiste principalement à regrouper des participations et à organiser, dans un cadre strict, la circulation de la trésorerie au sein du groupe, tout en restant en dehors de l’activité opérationnelle, ce qui limite son accès aux dispositifs patrimoniaux les plus favorables.

Mais attention, la capacité de la holding passive à faire circuler la trésorerie est souvent mal comprise. En pratique, une holding passive peut jouer un rôle de centrale de trésorerie, y compris sans activité opérationnelle, mais les flux financiers ne peuvent jamais circuler librement. Ils doivent s’inscrire dans un cadre juridique précis, généralement formalisé par une convention de trésorerie, qui définit les relations entre sociétés (qui prête à qui), les conditions financières (taux, durée, modalités de remboursement) et permet de démontrer l’intérêt social pour chaque entité concernée. À défaut, les risques sont significatifs : acte anormal de gestion, requalification fiscale, voire abus de biens sociaux.

Autre condition essentielle : l’existence d’un lien capitalistique. La circulation de trésorerie n’est possible qu’entre sociétés liées (typiquement entre une holding et ses filiales, ou entre sociétés sœurs via la holding). Tout flux entre sociétés sans lien de participation est en revanche prohibé et susceptible d’être qualifié d’activité bancaire illégale.

Dans ce cadre, la trésorerie provient principalement des dividendes remontés par les filiales (souvent sous le régime mère-fille), mais aussi, plus ponctuellement, de plus-values de cession ou de remboursements de comptes courants. Une fois centralisée, elle peut être utilisée pour financer d’autres filiales (avances en compte courant, prêts intragroupe) ou être distribuée aux associés. Ce fonctionnement est admis, à condition qu’il reste accessoire, justifié et cohérent avec une logique patrimoniale.

La holding doit cependant rester dans son rôle. Elle peut centraliser des flux, prêter à ses filiales ou organiser des financements internes, mais elle ne doit en aucun cas exercer une activité financière habituelle. Dès lors que les flux deviennent réguliers, structurés ou assimilables à une gestion active de trésorerie (type cash-pooling), elle s’expose à un risque de requalification, notamment en activité financière ou en holding active.

Plusieurs points de vigilance doivent aussi être systématiquement respectés : des taux d’intérêt conformes aux conditions de marché, une justification de l’intérêt social pour chaque flux, et une formalisation rigoureuse des opérations, généralement via des prêts intragroupes ou des comptes courants d’associés encadrés. Enfin, un principe fondamental doit être retenu : la holding ne peut jamais être un simple “tuyau” de circulation de trésorerie. Elle doit être juridiquement partie aux opérations et en assumer la réalité économique, faute de quoi le risque de confusion des patrimoines et de remise en cause fiscale devient élevé.

Dans le contexte 2026, ces enjeux prennent une dimension particulière. Les holdings disposant d’une trésorerie importante mais d’une activité limitée font l’objet d’une attention accrue de l’administration. La capacité à documenter précisément l’origine, la circulation et l’utilisation des fonds devient désormais déterminante.

La holding active : un centre de services … qui doit rester justifié

La holding active introduit une véritable logique d’organisation au sein du groupe. Elle ne se limite plus à détenir des participations : elle développe une activité propre, généralement sous forme de prestations facturées aux filiales (comptabilité, finance, juridique, ressources humaines, immobilier).

Cette évolution suppose une structuration réelle : des moyens humains identifiés, des conventions intragroupes, une facturation effective et une cohérence économique globale. La holding devient alors un centre de services, contribuant au fonctionnement du groupe sans en être nécessairement le centre de décision stratégique.

Schéma holding CGP Nimes Gard Montpellier paris

Cette transformation modifie également la nature des flux au sein du groupe. Contrairement à une holding passive, où la trésorerie circule principalement sous forme de dividendes ou de financements intragroupe, la holding active introduit des flux d’exploitation : les prestations facturées génèrent des flux réguliers, soumis à TVA, qui traduisent une réalité économique.

La trésorerie s’inscrit alors dans une logique mixte : elle continue de centraliser des flux financiers (dividendes, prêts), mais elle organise également des flux opérationnels liés à son activité propre.

Sur le plan fiscal, cette structuration ouvre déjà des leviers intéressants. La holding est assujettie à la TVA sur ses prestations, ce qui implique une gestion rigoureuse des flux, mais permet aussi, sous conditions, d’optimiser certaines charges. Elle peut bénéficier du régime mère-fille pour la remontée de dividendes (exonération de 95%, quote-part de 5% taxée) et de l’intégration fiscale permettant de compenser les résultats entre sociétés du groupe. Ce régime optionnel reste néanmoins réservé aux groupes remplissant certaines conditions capitalistiques et fiscales.

Mais cette montée en puissance s’accompagne d’un niveau d’exigence plus élevé. Les prestations facturées doivent être réelles, utiles et correctement valorisées. L’administration fiscale est particulièrement attentive aux conventions intragroupes : elles doivent être formalisées, cohérentes et effectivement exécutées. Une facturation artificielle ou insuffisamment justifiée peut être requalifiée.

Un autre point de vigilance concerne les prix de transfert. Même dans des groupes de taille intermédiaire, il est attendu que les conditions financières soient alignées avec celles du marché. À défaut, le risque est celui d’un redressement fiscal ou d’une remise en cause de la déductibilité des charges.

En matière de trésorerie, la holding active peut aller plus loin dans l’organisation des flux que la holding passive, notamment en structurant des mécanismes de centralisation plus réguliers. Mais cette organisation doit rester cohérente avec son rôle de prestataire de services. Dès lors que la gestion de trésorerie devient une activité autonome, structurée et prépondérante, le risque est double : requalification en activité financière ou basculement vers une qualification différente.

Enfin, la holding active ne doit pas être confondue avec une holding animatrice. Elle structure, elle organise, elle rend des services (mais elle ne pilote pas nécessairement). Cette distinction est essentielle, car elle conditionne l’accès aux régimes fiscaux les plus favorables.

En pratique, la holding active constitue souvent une étape intermédiaire pertinente : elle permet de professionnaliser l’organisation du groupe tout en préparant, le cas échéant, une évolution vers une holding animatrice.

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La holding animatrice : le centre de pilotage

La holding animatrice représente le niveau le plus abouti de structuration. Elle ne se contente plus d’organiser ou de servir : elle pilote activement le groupe.

Concrètement, elle participe à la définition de la stratégie, arbitre les investissements, organise les restructurations et exerce un contrôle effectif sur ses filiales. Elle peut également fournir des services internes, mais ceux-ci ne sont qu’un prolongement de sa fonction principale : l’animation.

Cette fonction de pilotage se traduit également dans la gestion de la trésorerie du groupe : Contrairement à une holding passive, qui se limite à faire circuler des flux dans un cadre encadré, ou à une holding active, qui organise ces flux dans une logique opérationnelle, la holding animatrice en détermine l’allocation. Elle arbitre l’utilisation des ressources financières : financement des filiales, investissements, désendettement, distribution ou réallocation du capital.

La trésorerie devient ainsi un véritable outil de pilotage stratégique. Sa centralisation n’est plus accessoire, mais organisée et assumée, dans une logique de création de valeur à l’échelle du groupe. Cette capacité d’arbitrage constitue un indice fort de l’animation, dès lors qu’elle s’inscrit dans des décisions réelles, formalisées et suivies.

Cette qualification repose sur un principe fondamental : la réalité économique prime toujours sur la forme juridique. Il ne suffit pas de se déclarer “holding animatrice”. L’animation doit être démontrée par un faisceau d’indices concordants : gouvernance active, décisions stratégiques formalisées, conventions d’animation, moyens humains dédiés, suivi régulier des filiales et impact réel sur leur fonctionnement.

Cette démonstration doit s’inscrire dans la durée. Une animation ponctuelle ou superficielle ne suffit pas. L’administration fiscale apprécie la cohérence globale du dispositif, ainsi que la prépondérance de l’activité d’animation par rapport à une simple détention patrimoniale.

C’est précisément cette qualification qui ouvre l’accès aux régimes les plus puissants : exonération d’IFI en tant que bien professionnel, application du Pacte Dutreil avec une exonération de 75 % des droits de transmission, ou encore optimisation de la fiscalité en cas de cession.

Mais ces avantages ont pour contrepartie un niveau d’exigence élevé. La structuration doit être rigoureuse, la documentation continue et la gouvernance réelle. Une holding animatrice mal construite (ou insuffisamment démontrée) s’expose à un risque majeur de requalification en holding passive, avec des conséquences fiscales potentiellement lourdes et rétroactives.

Un point d’attention particulier concerne la composition des actifs. Une holding animatrice qui accumule des actifs patrimoniaux (immobilier de placement, participations financières passives) peut, avec le temps, perdre le caractère prépondérant de son activité d’animation. La stratégie consiste alors souvent à loger ces actifs dans des structures distinctes, afin de préserver la qualification.

Enfin, le facteur temps est déterminant. L’animation ne se met pas en place à la veille d’une transmission ou d’une cession. Elle doit être réelle, continue et observable sur plusieurs exercices. La jurisprudence a déjà sanctionné des montages trop récents ou insuffisamment structurés.

La holding animatrice n’est donc pas un simple outil fiscal : c’est un véritable centre de pilotage, qui doit être pensé, organisé et vécu comme tel — notamment dans sa capacité à orienter durablement les flux financiers du groupe.

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II/ Une différence de nature… qui détermine vos leviers réels

Derrière une apparente proximité juridique, les trois modèles de holdings (passive, active, animatrice) répondent en réalité à des logiques profondément différentes ; et surtout, n’ouvrent pas les mêmes capacités d’action, ni les mêmes leviers fiscaux et patrimoniaux.

La holding passive reste une structure de détention. Elle permet de centraliser des participations et de capitaliser les flux, notamment via le régime mère-fille (exonération de 95 % des dividendes). Mais cette logique demeure limitée. Elle offre peu de marge de manœuvre en matière de structuration de groupe, reste exposée à l’IFI sur la fraction immobilière et accède difficilement aux dispositifs de transmission. En pratique, elle constitue un outil de capitalisation efficace, mais peu stratégique.

 La holding active introduit une première évolution en intégrant une activité réelle, généralement sous forme de prestations facturées aux filiales. Elle permet de structurer les flux, de mutualiser les fonctions support et, sous conditions, d’accéder à des mécanismes comme l’intégration fiscale. Cette organisation renforce la cohérence du groupe et améliore la gouvernance. Pour autant, elle ne permet pas, à elle seule, d’accéder aux régimes patrimoniaux les plus favorables. Elle constitue le plus souvent une étape intermédiaire, utile pour professionnaliser l’organisation, mais encore incomplète dans une logique d’optimisation globale.

La holding animatrice, enfin, change radicalement de dimension. En participant activement au pilotage du groupe, elle ouvre l’accès aux dispositifs les plus puissants :

  • Exonération d’IFI en tant que bien professionnel,
  • Pacte Dutreil avec exonération de 75% des droits de transmission,
  • Abattement de 500 000 € en cas de départ à la retraite,
  • Réduction IR‑PME pour certaines souscriptions au capital,
  • Abattements renforcés pour les PME nouvelles,
  • Ou encore paiement différé ou fractionné des droits de donation et de succession.

Mais au-delà de la fiscalité, c’est surtout sa capacité d’action qui la distingue. Elle permet de structurer une transmission, d’optimiser une cession, et d’arbitrer les flux financiers dans une logique de création de valeur. Cette puissance a toutefois une contrepartie : un niveau d’exigence élevé, tant dans la réalité de l’animation que dans sa démonstration dans le temps.

En définitive, le choix d’une holding ne relève pas uniquement d’un arbitrage fiscal. Il conditionne votre capacité à organiser, piloter et transmettre votre patrimoine professionnel. D’une logique de simple détention à un véritable outil de pilotage stratégique, c’est toute la profondeur de l’ingénierie patrimoniale qui se joue.

III/ Avantages et limites : un équilibre à trouver

Chaque modèle répond ainsi à une logique différente.

IV/ Le point de rupture : le risque de requalification

C’est aujourd’hui le sujet central. L’administration fiscale ne se fonde pas sur les statuts, mais sur la réalité. Elle examine :

  • Les fonctions exercées,
  • Les moyens humains,
  • Les décisions prises
  • Et la cohérence globale de l’organisation.

Une holding qui se présente comme animatrice sans en avoir la réalité peut être requalifiée en holding passive, avec à la clé la perte des avantages fiscaux, parfois de manière rétroactive (jusqu’à 10 ans). Ce risque est particulièrement élevé lorsque l’animation est jugée insuffisante ou simplement accessoire.

V/ Des usages concrets qui changent tout

La holding n’est pas qu’un outil fiscal : c’est un levier opérationnel et stratégique qui conditionne ce que vous pourrez faire demain.

V-1 : Financer et restructurer via la holding

La holding n’est pas qu’un outil fiscal : c’est un levier opérationnel et stratégique qui conditionne ce que vous pourrez faire demain.

La holding peut être le pivot d’opérations de financement structurées.

  • Dans un LBO (Leveraged Buy-Out), la holding s’endette pour acquérir une nouvelle société. Les dividendes remontés de cette filiale remboursent progressivement la dette (et c’est là que réside l’avantage fiscal) : les intérêts d’emprunt sont déductiblesde l’IS de la holding, tandis que les dividendes remontent très faiblement taxés(5% seulement via le régime mère-fille), bien mieux qu’une détention directe qui serait soumise au PFU.
  • Une variante intéressante est l’OBO (Owner Buy-Out), où vous vous revendez à vous-même via une holding. C’est un cash-out patrimonial: vous sortez de la trésorerie sans céder votre exploitation, ce qui peut être utile pour diversifier ou financer un nouveau projet.
  • Le FBO (Family Buy-Out)combine deux logiques : donation de parts de la holding à vos enfants, couplée à un financement de la soulte via un emprunt de la holding. C’est un montage classique pour les transmissions intra-familiales qui permet de répartir équitablement tout en respectant les capacités de financement.

L’avantage transversal de ces montages : vous pouvez réinvestir le prix de cession brut d’impôt dans la holding, avant de redéployer cet argent vers une nouvelle acquisition ou de rembourser l’emprunt.

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V-2 : Organiser l’immobilier sans le mélanger à l’activité

Beaucoup de groupes accumulent des murs d’exploitation : magasins, bureaux, ateliers, entrepôts. La holding peut créer ou reprendre une SCI (ou filiale immobilière) dédiée, qui détient ces murs et les loue aux sociétés opérationnelles. Cette séparation apporte trois bénéfices concrets : sécuriser les conditions de location (bail long terme, stabilité des loyers), fragmenter les risques (les murs ne sont pas saisis si l’exploitation connaît des difficultés), et mutualiser l’immobilier si plusieurs filiales partagent les mêmes locaux.

En cas de transmission ou de cession future, cette organisation facilite aussi les négociations : l’acquéreur peut reprendre l’exploitation sans les murs, ou les deux, selon sa stratégie.

Un point d’attention cependant : une holding qui accumule trop d’immobilier patrimonial (immobilier de placement, biens somptuaires, actifs sans lien avec l’exploitation) peut progressivement perdre son statut d’ « animatrice ». La stratégie à privilégier est donc de loger l’immobilier d’exploitation dans les filiales, en réservant la holding à son rôle d’animation stratégique du groupe.

V-3 : Intégrer progressivement plusieurs sociétés sous une même direction

D’abord, la holding structure la croissance interne du groupe. Vous pouvez intégrer progressivement plusieurs sociétés.

Par exemple, vous rachetez fournisseurs, prestataires ou clients. Vous les placez sous une direction stratégique unique. Ensuite, chaque filiale conserve son autonomie opérationnelle. Toutefois, les décisions majeures restent centralisées. Ainsi, la holding coordonne investissements, recrutements clés et cessions.

De plus, cette organisation permet de mutualiser les moyens. Les fonctions finance, RH et juridique deviennent partagées. Par conséquent, vous améliorez la rentabilité globale du groupe.

Enfin, cette structuration valorise fortement votre entreprise. Un groupe cohérent se vend mieux. À l’inverse, des sociétés dispersées attirent moins les repreneurs.

V-4 : Préparer une transmission familiale structurée

Plutôt que de transmettre des parts de chaque filiale individuellement (ce qui est complexe, fragmenté, et crée rapidement des conflits entre héritiers), la holding permet une transmission claire et cohérente. Vous transmettez des parts de la holding, qui en détient toutes les filiales. Cela simplifie énormément les choses.

En outre, cette structure ouvre l’accès au Pacte Dutreil, avec une exonération de 75% sur les droits de transmission. Vous pouvez aussi organiser les équilibres entre enfants via un effet de levier juridique : un enfant repreneur peut contrôler le groupe avec une participation minoritaire dans la holding, tandis que d’autres enfants détiennent des parts sans droit de vote. Et après la transmission, la continuité de l’animation de la holding est plus facile à assurer.

V-5 : Optimiser une cession à un tiers

Si vous envisagez de vendre à un groupe ou un fonds d’investissement, la holding change complètement la donne. Plutôt que de négocier société par société (ce qui signifie de multiples négociations, multiples acheteurs potentiels, fragmentations des prix), vous centralisez la valeur en une seule entité : le groupe. Un acquéreur voit alors un groupe cohérent et organisé, ce qui justifie une prime à la taille et à la structuration.

Vous bénéficiez aussi des abattements et dispositifs de sortie : abattement fixe de 500 000 € en cas de départ à la retraite, abattements renforcés pour durée de détention, possibilité de différer l’imposition via un montage d’apport-cession si vous restructurez avant la vente. Tout cela est beaucoup plus difficile à valoriser si vous vendez chaque société individuellement.

En définitive, la holding animatrice devient un véritable outil d’ingénierie patrimoniale globale : elle structure, elle finance, elle organise la croissance, elle prépare la transmission, elle optimise la cession. C’est pourquoi son coût organisationnel (documentation, gouvernance, animation réelle) est largement compensé par sa puissance stratégique.

Une holding passive ou active reste un outil utile, mais limité. Une holding animatrice est un levier.

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VI/ Où en êtes-vous ? Adapter votre holding à 2026

La loi de finances 2026 confirme une tendance : les structures purement patrimoniales sont désormais exposées, tandis que les dispositifs de faveur restent réservés à une activité réelle, régulière et essentielle. La charge de la preuve repose sur vous.

Concrètement, trois situations :

  • Si vous avez une holding passive qui accumule les dividendes sans véritable activité, le risque augmente en 2026. Votre première étape doit être de sécuriser votre IFI et de vérifier votre exposition aux nouvelles mesures. À moyen terme, si vous disposez de fonctions support (comptabilité, finance, RH, juridique) qui pourraient être mutualisées, une évolution progressive vers une holding active devient pertinente.
  • Si vous vous situez entre holding active et animatrice, avec des fonctions partiellement mutualisées mais insuffisamment formalisées, une montée en puissance progressive est tout à fait envisageable. L’enjeu sera de formaliser vos conventions, de documenter réellement votre animation stratégique et de renforcer votre gouvernance. C’est un chantier qui peut s’étaler sur 2 à 3 ans, sans rupture brutale.
  • Si vous êtes à horizon de cession ou de transmission (dans les 5 à 10 prochaines années), c’estmaintenant qu’il faut agir. La qualification de holding animatrice n’est pas instantanée : elle exige du temps pour être démontrée et sécurisée auprès de l’administration. Attendre les 18 derniers mois avant votre départ revient souvent à perdre les avantages majeurs : Pacte Dutreil (75%), IFI biens professionnels, abattements de cession. Ces dispositifs fonctionnent mieux quand la structure est stable et déjà établie.

REGARDS SUR LES MARCHES

Mars 2026 marque un retour des tensions sur les marchés financiers. Les tensions au Moyen-Orient provoquent une forte hausse des prix de l’énergie. Ce choc pétrolier relance les anticipations d’inflation. Il fragilise la croissance et entraîne une remontée des taux d’intérêt.

Les marchés actions évoluent de manière instable. Les États-Unis subissent la hausse des taux. L’Europe reste pénalisée par sa dépendance énergétique. Le Japon résiste mieux dans ce contexte. Les marchés émergents reculent, plus exposés au risque global.

Les taux souverains progressent nettement fin mars. Le taux américain à 10 ans atteint 4,43 %. Le taux français à 10 ans atteint 3,83 %. Les investisseurs anticipent une inflation durable. Ils réduisent leurs attentes de baisse des taux. Les banques centrales arbitrent entre inflation et ralentissement. Leur capacité d’assouplissement reste limitée. Les spreads de crédit s’écartent légèrement. La prime de risque remonte sans signal de crise systémique.

La croissance ralentit sans s’effondrer. En Europe, les anticipations de prix augmentent. Le climat des affaires se dégrade. Aux États-Unis, l’emploi reste solide. Les coûts de production repartent à la hausse. Les pressions inflationnistes persistent.

L’euro recule face au dollar à 1,15 fin mars. Le dollar bénéficie de son statut de valeur refuge. L’or ne joue pas pleinement ce rôle. Il subit la force du dollar et des prises de bénéfices.

La volatilité progresse avec l’aversion au risque. Les valeurs liées à l’énergie résistent mieux. Les valeurs défensives restent solides. Les entreprises avec pouvoir de fixation des prix surperforment. Les valeurs de croissance souffrent de la hausse des taux.

Mars confirme un régime de marché plus instable. L’inflation devient moins prévisible. Les tensions en Iran pèsent durablement. La visibilité sur les politiques monétaires diminue.

Au 31 mars 2026 depuis le début de l’année

  • CAC 40: -4.1%
  • S&P500: -4,6%
  • Eur/Usd: 1.15 (-1.6%)
  • OR: +8.3%  
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