La reprise des tensions au Moyen-Orient remet le pétrole au centre du risque macro.

Quelques données clés :

D’abord, l’Iran produit environ 4 millions de barils par jour.  Ensuite, il en exporte près de 2 millions par jour.

Ainsi, une interruption totale représenterait environ 2 % de l’offre mondiale. Autrement dit, le choc serait réel mais non systémique à lui seul.

  • Détroit d’Ormuz

Par ailleurs, près de 20 % du pétrole mondial transite par le détroit. Même avec des reroutages, environ 15 % des flux restent exposés.

Donc, toute tension militaire créerait immédiatement une prime de risque.

En conséquence, la volatilité sur les marchés énergétiques augmenterait fortement.

  • Mer Rouge

En complément, près de 9 % des flux mondiaux passent par la zone.
En cas de blocage, les navires devraient contourner par le Cap de Bonne-Espérance.

Or, ce détour allongerait fortement les délais logistiques. Par conséquent, les coûts de transport et d’assurance grimperaient.

  • Impact macro estimatif :

Dans ce contexte, une hausse durable de 10 % du Brent est plausible. Cela impliquerait environ -0,2 point de croissance mondiale.

En parallèle, l’inflation sous-jacente progresserait de 0,1 à 0,2 point.
Enfin, à ce stade, les marchés semblent intégrer environ la moitié de la prime de risque potentielle.

Le scénario central reste celui d’une escalade contenue (pas de guerre longue avec troupes au sol).
Mais la variable clé demeure la durée et l’atteinte éventuelle aux infrastructures pétrolières.

En allocation patrimoniale, cela implique :

✔️ Réévaluer l’exposition aux actifs sensibles à l’énergie
✔️ Intégrer des actifs de couverture (or, devises refuge)
✔️ Surveiller la volatilité implicite encore modérée
✔️ Raisonner en stress test sur scénario pétrole > 100$

Dans ce type de séquence, le sujet n’est pas de prédire. Il est de structurer.

Les prix du pétrole ont flambé lundi à l’ouverture, dépassant brièvement 80 dollars le baril, le conflit engagé par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran faisant redouter de graves perturbations de l’offre de brut.

Ainsi, vers 06h30 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s’envolait de 7,56% à 78,37 dollars.

Il avait ouvert à plus de 82 dollars, après le week-end.

Le baril de WTI nord-américain gagnait, lui, 7,21% à 71,82 dollars.

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